LE PAYS D'ORION    

 

A l'extrémité de la "Voie Lactée", vers la région australe, nous pouvons admirer la merveilleuse constellation géante "Orion"

    Toute la science astronomique de l'antiquité, toute l'antique poésie, Homère, Hésiode, Pindare célébrèrent et chantèrent le grandiose spectacle qui fascina nos aïeux: Le lever d'Orion.

 

 

L'on croit voir réellement

un géant céleste

apparaître

au dessus de l'horizon

et monter majestueusement dans les cieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

    Pour les anciens Hébreux, cette constellation nommée "Késil" représentait "Nemrod" le premier grand chasseur.

 

 

 

       

orion-et-diane

Chez les Grecs,"Orion" était le héros mythologique géant, d'une grande beauté, chasseur renommé, courant lesmontagnes, qui prétendait pouvoir prendre toute bête aussi sauvage qu'elle puisse être,

 et qui fut si téméraire qu'il se vanta de surpasser Diane chasseresse, déesse de la chasse.

 

 

 

 

 

 

    Située entre « La Licorne » (comté de Comminges ),

et « Le Taureau » (Guyenne),

»la Baleine »(Golfe de Gascogne),

»L'Eridan »

et « Le Lièvre »                                       ( Vallées de l'Ebre);

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Orion a sa place sur la  Terre dans la région des Pyrénées Atlantiques, antiqueVasconie: Gascogne, Chalosse, PaysBasque, Béarn, Bigorre.

 

C'est le Pays des Vascons, aujourd'hui Basques et Gascons, qui en 637 exterminèrent l'armée de Dagobert le Grand, et qui furent vainqueurs de Charlemagne à Roncevaux .

C 'est là que se trouve Orion, exactement désignée, par le Mont Orion qui domine le col de Roncevaux, par la belle forêt d'Orion, qu'arrose le ruisseau d'Orion descendant du col Arnousteguy, par le Village d'Orion et son ancien monastère aujourd'hui Village de l'Hôpital d'Orion, qui était le centre d'hébergement des pèlerins de Saint Jacques avant le difficile passage des Pyrénnées et dont la belle église classée, du 13 ème siècle, est considérée comme la perle rustique du chapelet des sanctuaires du pèlerinage .

Ce pays du grand héros chasseur fut de tout temps, le pays privilégié de la chasse, de toutes les chasses.

 

 

En latin, chasse se dit :Venatio, chasseur: Venator, chasser: Venari ( qui donneront Vènerie,Venaison, Veneur ) .

La phonétique gascogne ignore le V qui est prononcé B; parlant des habitants de ce pays, Scaliger pouvait dire en plaisantant : « Felices populi quibus bibere est vivere »

 

- Pline les nommait : Vernari

- Dans l' »itinéraire d'Antonin » la capitale à cette époque est appelée Beneharnum (aujourd'hui Lescar)

-Grégoire de Tours la nomme Bénarna, Bénarnum, Bénarnesium, il appelle les habitants du pays Béarmois ou Biernois .

 

Ainsi l'étymologie nous mène de Venatio, Venator, Venari puis Venarni, Vénarniens à Bénarniens, Bénéarniens, Béarnais, Bénéarnia, Béarn.

 

Le Béarn est bien le pays de la chasse .

 

 

Nous devons citer également une autre étymologie proposée par quelques historiens qui rapprochent Béarn et Biernois de "Bear",  l'ours en anglais,

 

et de Berne, Bernois, dont l'emblème est l'Ours,

 et qui remontent même loin au nord, dans la partie la plus septentrionale de la Suède, pour rattacher les Biernois, Béarnais aux Goths Biarniens, Biarnis.

Ce qui pourrait permettre d'entrevoir des relations entre peuples chasseurs d'ours, aux

époques préhistoriques.

 

 

 

 Le Béarn est donc pays de l'ours aussi bien que pays de la chasse.

 

Les habitants de ce pays furent, en effet, toujours grands chasseurs ils ont pu se vanter d'avoir tué plus de lièvres et de perdrix qu' il n'en avait été tué partout ailleurs depuis le début du monde.

Ils furent, aussi, toujours libres chasseurs. La fierté des vallées pyrénéennes tint constamment en échec tout despotisme cynégétique.

A l'époque de ChiIpéric, se levant en masse, ils chassèrent de Bordeaux, son fiIs Clovis, au bruit de leurs cornes de chasse .

Ni Charles le Chauve, ni Louis le Débonnaire ne purent tenter de réglementer l'administration forestière de la chasse dans les Pyrénées.

Roi de Navarre, Philippe le Bel confirme la législation du pays des Vascons pour toutes bêtes de vénerie, ours, sanglier, cerf, chevreuil , loup, renard, lièvre, liberté générale de chasse pour tous, roturiers et nobles.

Ces derniers durent se ménager des lieux réservés, garennes entourées d'eaux et de palissades.

En 1552, Henri II, roi de Navarre, seigneur souverain de Béarn, père de Jeanne d'Albret, confirma ces privilèges par la promulgation des "Fors et Coutumes" du Béarn.

 

Pays de la chasse, le Béarn fut aussi de tous temps pays de sport; les courses de chevaux y sont signalées en 1158; et en 1178 le Curtulaire de Morluas énonce les règles de contribution à l'organisation des fêtes hippiques, établies par Gaston 1er.