GASTON PHOEBUS

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    Un autre enfant du pays d'Orion, grand chasseur devenu légendaire, est Gaston Phoebus.

 

     Comte de Foix, seigneur souverain de Béarn, vicomte de Marsan, Gabardan, Lautrec, Castelbo, Evos, Viguier d'Andorre, sire de Captieux, Mauvezin, Montesquiou et autres lieux, c'était l'un des plus grands seigneurs du 14ème siècle.

 

     Pendant la sinistre période de la guerre de Cent Ans, il s'était imposé à tous ses contemporains, puissants seigneurs, rois, empereurs et papes, par sa fermeté, ses actions politiques, et ses exploits guerriers.

     L'ambassadeur de France Jean du Sault, dans « La Vie aventureuse de Gaston Phoebus «  nous a décrit admirablement son caractère aux aspects multiples, sa vie trépidante, la richesse de sa personnalité, l'étendue de sa culture.

Ce qu'il nous faut retenir et souligner ici, c'est que par sa grande expérience cynégétique, ce fut un maître sans égal en l'art de la vénerie.

 

     Des trois passions qui gouvernèrent sa Vie, l'amour, la guerre et la chasse, il n'a revendiqué la maîtrise que pour celle-ci :

"De meilleurs chevaliers ont été que Je ne suis,

mais où je doute que j'aie nul maître, malgré que ce

soit vantance, c'est en la chasse".

 

     Son principal 1uxe était son équipage: piqueurs renommés vêtus de drap vert rehaussé de petits-gris en hiver;  deux cents chevaux dans ses écuries, meute de plus de seize cents chiens de tous pays, dont quatre lévriers anglais, Tristan, Hector, Brun,Roi land, cadeaux de Froissart.

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     Sur la fin de sa Vie, en 1387, il commença et poursuivit la rédaction de son Livre de la chasse:"Phébus des déduiz de la chasse des bestes sauvaiges et des oyseaux de proye"

Traité de vénerie, sans doute, le plus complet qui ait jamais été publié.

 

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Les manuscrits en furent enluminés par les plus célèbres artistes du temps et sont parmi les plus beaux du Moyen-Age. Tous les auteurs, ses successeurs, sont venus y puiser à pleines pages.

 

     Gaston Phoebus devait à 60 ans trouver la mort au Monastère de l’Hôpital d'Orion en 1391. A son retour d'une chasse au sanglier (ou, d' après Froissart, à l'Ours) dans les bois environnants un émissaire vint lui apporter la nouvelle de la mort de son ennemi juré: Jean d'Armagnac. Encore sous le coup de 1'émotion, il voulut se rafraîchir le visage et se désa1térer, il tomba foudroyé par l'apoplexie.